Les secrets

Secret n° 8

Chers lecteurs !

Je vous propose aujourd’hui un petit secret bien plus léger que celui révélé la semaine dernière… Ne vous inquiétez pas, vous connaîtrez très vite la suite de l’épisode « CHSCT » mais avant d’en arriver là, je souhaitais partager avec vous une jolie anecdote qui s’est déroulée hier soir au boulot.

Cette année, le poste d’adjoint a été réattribué. Je ne vous en ai pas encore parlé car je vous réserve ça pour les semaines à venir mais au moins je peux vous « spoiler » là-dessus : depuis septembre nous avons une femme sur le poste d’adjoint.

Une femme que j’appellerai Fofolle. Fofolle pourquoi ? Car elle est très exubérante, extravertie, extra tout. Et lorsque je l’ai vue la première fois, je me suis dit que nous ne nous entendrions pas car elle ne faisait pas sérieuse. Et ce genre de personnes qui croquent la vie à pleines dents et font preuve d’un excès d’optimisme peuvent rapidement épuiser les autres (j’ai eu le cas avec une « amie » pendant des années !).

Mais la vie nous réserve de très belles surprises… Je suis d’une nature à composer avec les personnalités de chacun dans la mesure où le respect est de mise. Si je ne suis pas menacée ou agressée dans mon travail, j’essaie de m’adapter aux différentes personnalités de chacun car j’ai besoin de tout le monde pour travailler. Et c’est ça aussi être secrétaire de direction, c’est avoir le sens du relationnel et adapter sa posture à celle de l’autre. J’ai par conséquent choisi d’apprendre à connaître petit à petit Fofolle et cela a payé !

Un malheureux évènement, « celui-dont-on-ne-doit-pas-parler », nous a littéralement rapprochées et nous a permis de renforcer cette relation de confiance mutuelle aussi bien sur le plan professionnel que sur le plan personnel. Fofolle est un animal facile à dompter lorsque l’on sait s’y prendre. Au fur et à mesure je me suis aperçu que nous avions de nombreux points communs et que finalement son excès d’optimisme allait me servir.

Fofolle a passé cette année son concours de personnel de direction. Rappelez-vous : le principal-adjoint ayant été initialement nommé sur le poste souffre d’une maladie grave et il aura fallu trois ans à l’Administration pour le placer en congé longue maladie et libérer le poste. En trois ans, nous avons donc eu tous les ans un « faisant-fonction » (fonctionnaire mais n’ayant pas le grade de personnel de direction) en qualité de principal(e)-adjoint(e) et Fofolle est arrivée en septembre dernier. Fofolle a donc passé son concours et elle l’a eu ! Et pour fêter ça, elle a réuni tout le gratin : la Bourrique, l’Homme, la direction, Mme Beautiful, les CPE et moi-même. Les CPE ont un surnom mais…j’en parlerai plus tard.

Elle nous a offert du super champagne bien cher et très bon et ce fut un moment magnifique et inédit ! C’est sûr, ce n’est pas avec Madame que l’on aurait eu ça ! Je vous assure, en presque trois ans les moments conviviaux de ce genre n’ont eu lieu…qu’une seule fois. Oui, vous avez bien lu. Une fois. En presque trois ans. Affligeant l’ambiance ! Revenons à nos moutons. Ce fut un instant très agréable : les gens souriaient, rigolaient, se parlaient. Bien que court, ce moment m’a permis de comprendre quelque chose : ne jamais tenir les choses pour acquises. Quelqu’un de mauvais aujourd’hui peut se racheter demain ; les premières impressions ne sont parfois pas les bonnes ; faire preuve d’ouverture c’est voir plus loin ! Et surtout j’ai réalisé quelque chose d’autre…la sérénité et la joie (sincères) sont possibles dans ce collège de misère ! Nous ne nous connaissons que depuis quelques mois et pourtant nous partageons des moments comme celui-ci… En près de trois ans, je n’ai jamais partagé un verre avec l’Homme et la Bourrique.

Comme quoi garder espoir a du bon. Pour la première fois en deux ans et huit mois, j’envisage une fin d’année scolaire sereine et la traditionnelle boule au ventre quotidienne a disparu. Ce sera le rush bien sûr, mais au moins nous avons ce lien qui nous unit cette année : la solidarité.

tchin

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5 commentaires sur “Secret n° 8

  1. C’est ce qu’il me manque au boulot, de VRAIS instants de complicité, de rapprochement ! Je l’ai connu avec une de mes collègues, nous sommes devenues très proches, mais il faut avouer que l’ambiance générale du boulot est plutôt « chacun pour soi »…

    Aimé par 1 personne

    1. Oui malheureusement c’est le cas dans de très nombreux endroits… C’est pour ça que je tenais à raconter ce court instant qui montre que tout compte fait la convivialité, la joie et la solidarité au boulot sont possibles. Surtout si l’on tient compte du contexte général dans l’établissement…

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