Les secrets

Secret n° 15

Me revoilà enfin chers lecteurs ! Je suis désolée de ne pas pouvoir écrire davantage pour le blog mais je suis très occupée en ce moment entre le travail, les entretiens et ma petite vie. J’ai tellement tiré sur la corde cette semaine que vendredi soir je suis rentrée chez moi à 22h30 au bord de l’évanouissement après 1h30 de piscine intensive et 40 heures de dur labeur pendant la semaine… Je n’allais pas bien du tout, les premières nausées dues à la fatigue commençaient à faire leur loi, le gros rhume commençait à s’installer avec quelques maux de tête… J’ai très mal dormi de la nuit de vendredi à samedi ce qui explique mon état de zombie hier et mon incapacité à pouvoir écrire car je ne pouvais tenir plus d’une heure devant un écran quel qu’il soit. Ce matin ça va mieux, j’ai enchaîné neuf heures de sommeil et je m’attèle de ce pas à vous livrer de nouvelles anecdotes !

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Revenons d’abord sur le sujet de la semaine dernière : mes supérieures sont plutôt mécontentes de ma décision de ne pas vouloir annoncer mon départ lors de la fête de fin d’année en juillet. Pas vraiment de nouveautés à ce sujet, quelques personnes continuent de me poser la question (j’oscille entre leur répondre « je ne sais pas encore » ou « non, je serai là l’année prochaine ! »), d’autres se doutent de quelque chose. Je pense que les profs sauront lorsqu’ils constateront mon absence à la fête. Et c’est bien pour cela que Fofolle et la cheffe ne sont pas très contentes de moi car elles vont devoir inévitablement gérer les questions. Mais je m’en fiche, j’en suis arrivée à un point où tout ce qui compte c’est partir ! 😁😁

Comme je vous le disais la semaine dernière, les personnes intelligentes ne le prendront pas personnellement et respecteront ma décision. Cela s’est vérifié auprès d’une enseignante à qui je n’ai pas pu mentir lorsqu’elle m’a posé la question. Nous n’entretenons pas une relation très proche mais elle est là depuis que je suis arrivée et s’est toujours montrée bienveillante avec moi. Elle fait partie de ces personnes avec qui j’aime beaucoup travailler car elle ne fait pas de chichis et fait (super bien) son boulot. Je lui ai donc annoncé la nouvelle en lui demandant de ne pas l’ébruiter (nous verrons bien) et elle a eu cette intelligence de contenir sa surprise et de privilégier la compréhension. « Je sais que ces trois années n’ont pas été faciles pour toi, je ne peux que comprendre. ». Enfin quelqu’un ne faisant pas montre d’égocentrisme et ne dramatisant pas la situation. Il y a de l’espoir finalement dans ce collège !

Passons aux anecdotes. La plus ironique concerne l’Homme. Nous effectuons actuellement les inscriptions des futurs élèves de 6e et je reçois une maman qui vient inscrire sa fille. Je lui demande si elle a d’autres enfants chez nous, elle me répond par la négative en ajoutant toutefois avoir été élève dans l’établissement. Je ne peux pas m’en empêcher, je lui rétorque : « Mais vous avez probablement connu Mme X. (l’Homme) ! ». L’Homme assise juste à côté de moi en train de s’occuper d’un parent participe bien sûr à la conversation et lui demande en quelle année elle est passée au collège. La dame lui répond : « Je suis née en 1980 donc sûrement au début des années 90. » Et là, (faux) coup de théâtre, l’Homme se souvient de la dame ! Pour ceux qui ne le savent pas encore ou qui l’ont oublié, l’Homme travaille au collège depuis près de vingt-huit ans maintenant ! Et sur le même poste évidemment. Et elle possède une excellente mémoire car elle parvient à se souvenir des sœurs de la dame ! Cette femme est exceptionnelle, quel est son secret ? (allez voir cet article pour en savoir plus sur l’Homme).

Une autre anecdote concerne deux professeurs. Il est vrai que je ne vous en parle pas souvent car j’envisage de vous écrire tout un article sur ce sujet mais je ne sais pas si cela se fera, à voir. Les épreuves du brevet ont lieu très bientôt et il est obligatoire que tous les professeurs, même s’ils ne travaillent pas, soient à la disposition de l’établissement pour la surveillance des examens. C’est obligatoire mais nombre de professeurs choisissent de l’oublier… Il n’est donc pas rare chaque année de voir débouler des personnes refusant de surveiller parce qu’elles ont un rendez-vous ou tout simplement parce qu’elles ne travaillent pas ce jour-là d’habitude. Ce genre de comportement m’exaspère car vous comme moi faisons des semaines à 35-40 heures ou même plus et travaillons tous les jours parfois même le weekend ! Pour mémoire, les professeurs travaillent 18 heures en collège/lycée, 15 heures pour les agrégés. Ils peuvent faire quelques heures en plus s’ils le souhaitent. Donc…ça va !

Et cela va parfois plus loin. Une prof débarque dans le bureau de Fofolle (l’adjointe) et l’accuse de favoritisme car Mme X. n’était pas prévue dans le planning… (Pour en arriver à ce constat, la prof s’est amusée à pointer toutes les heures de surveillance effectuées par ses collègues 🙄) La réalité est moins « Dallas » qu’elle en a l’air : Fofolle a simplement zappé Mme X. dans la liste. La prof ne s’arrête pas là. Puisqu’elle est professeur de lettres, elle s’offusque de ne pas avoir été prévue pour l’épreuve de la dictée car selon elle, seuls les professeurs de lettres sont habilités et « capables de lire une dictée ». Mon bureau se trouvant en face de celui de l’adjointe, je vois le visage de celle-ci se décomposer. Elle n’en revient pas (et moi non plus). Elle lui explique calmement que ses collègues, peu importe leur discipline, sont à même de lire une dictée de dix lignes et qu’elle ne modifiera pas le planning des surveillances. Alors, la prof fond en larmes ! Rien que d’y repenser j’explose de rire. Je me suis dit, « Non mais attends, it’s a dream ! La dame ne peut pas faire ça, elle est sérieuse ? ». Manipulation ? A fleur de peau ? Fatigue ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je suis juste consternée par son comportement, elle est la seule à penser que c’est elle qui fait la loi…pathétique ! 😂

Une autre prof quant à elle a brillé par sa nonchalance. Je vous dresse un portrait rapide : agrégée mais agacée de faire plus de quinze heures, régulièrement en retard, très souvent absente car « j’ai la migraine » mais ne justifie jamais, plante ses collègues car elle ne veut pas prendre sa classe, ne répond jamais aux mails de la direction ou aux miens… En bref, une prof qui pose problème mais qui n’aura jamais de problèmes car l’institution ne prévoit rien pour ce genre de cas. De même, des professeurs très investis, toujours présents et excellents dans leur travail (oui il y en a heureusement) ne vont recevoir aucune reconnaissance de la part de l’administration… Un débat que je soulevais dans le secret n° 5. Revenons à la prof qui nous intéresse. En plus des travers que je mentionne, elle ne remplit pas ses bulletins (alors qu’elle enseigne une matière fondamentale), n’assiste pas aux conseils de classe, met des zéros, etc. Elle est donc convoquée par la direction pour se faire remonter les bretelles mais cela ne fonctionne point, elle repart aussi nonchalante qu’elle l’était avant l’entretien. Elle place ses collègues et la direction dans une position délicate face aux parents d’élèves et aux élèves mêmes mais tout va bien car elle s’en va à la fin de l’année ! Je n’ai pas encore d’enfants mais lorsque ce sera le cas et si je savais ce qui se trame dans les coulisses de leur collège, je péterai vite un plomb.

Les parents justement parlons-en. J’ai été le témoin il y a quelques semaines d’une scène irréaliste. Un gamin et sa mère sont convoqués dans le bureau de Fofolle car il a insulté un personnel. A l’annonce de la sanction d’exclusion temporaire, le gamin se met en colère, se lève, commence à pleurer et quitte le bureau de l’adjointe en trombe. Il tente d’ouvrir la grille du collège mais n’y parvient pas donc il passe par-dessus la grille… Et c’est là que tout commence. La mère, dans tous ses états, tente de le contacter par téléphone à plusieurs reprises mais il la balade (il sait très bien comment s’y prendre) et accentue son anxiété. Entretemps le papa est prévenu et arrive au collège, le fils revient mais ne sait pas encore que son père est là. Et lorsque le fils voit son père…son visage se fige. Il s’enfuit en courant, le père le rattrape et l’empêche de partir. Le gamin se débat, se met à pleurer et le père aussi en lui demandant ce qu’il a bien pu lui faire pour qu’il (son gamin) ne l’aime pas. Je précise que tout ça s’est passé dans mon bureau, que Fofolle, une prof et moi avons dû gérer tout ça et que l’Homme et la Bourrique dont les bureaux se trouvent à proximité ne nous ont évidemment pas aidées. Cette situation a duré deux heures trente. L’oncle puis la grande sœur de l’élève sont arrivés pour tenter de raisonner père et fils qui ont fini par se calmer.

La détresse du père m’a marquée et je n’ai pu m’empêcher de repenser à la détresse du mien… Je sais que je ne dois pas associer mon vécu personnel aux situations familiales et sociales que je rencontre dans le cadre de mon travail mais voir un papa pleurer c’est trop pour moi. Je ne connais pas cette famille, ni leur histoire ni leurs problèmes et je ne veux rien savoir; Toutefois je ne peux rester de marbre face à tant de douleur, peu importe qui j’ai en face de moi. Finalement mon amertume n’a peut-être pas pris le pas sur mon humanité… C’est une question que j’aborderai très prochainement dans les secrets : un travail peut-il altérer notre personnalité ? Méditez sur la question et nous en discuterons ensemble la semaine prochaine.

Je termine sur une anecdote qui me permet de faire le lien avec cette question. Il est coutumier que je doive garder des élèves dans mon bureau car ils sont punis et/ou ont un travail à faire. Je vous avoue que ce genre de choses m’agace au plus haut point, les élèves n’ont rien à faire à l’administration, il y a une vie scolaire pour ça. Mais passons… L’élève dont il est question ici devait passer un oral et n’avait rien préparé. Et plutôt que de travailler, elle préfère me regarder travailler (comportement habituel chez les jeunes qui passent dans le bureau). Je lui demande de cesser de me regarder, de travailler sur son oral qui est bien plus important. Elle ne dit rien et se met à écrire. Cinq minutes passent puis elle me dit : « Madame, vous avez quel âge ? Car lorsque je vous regarde vous faîtes jeune mais lorsque vous me parlez vous faites plus vieille. » Moi qui suis habituellement susceptible, je n’ai pas mal pris son observation. Au contraire, je souriais intérieurement car je me disais « tiens, j’ai de l’autorité sur les plus jeunes ». Je lui réponds que cela ne la regarde pas et lui demande de rester concentrée sur sa tâche. J’ai toujours fait preuve de fermeté à l’égard des élèves, notamment avec ceux qui se retrouvent punis dans le bureau. J’ai pour habitude de rabrouer les élèves s’ils commettent une bêtise, s’ils se comportent mal mais je sais aussi me montrer plus douce s’ils sont en difficulté. Je me souviens de cet élève en grande difficulté, qui parle très mal aux adultes et qui l’an dernier avait été mis au piquet dans mon bureau face à un devoir de français pas simple du tout (un extrait de l’œuvre de Victor Hugo, Les misérables). Je l’ai aidé à réaliser son devoir, et une semaine plus tard il est revenu fièrement me dire qu’il avait réussi et obtenu la moyenne.

Je suis dure avec les élèves mais juste. Et à mon sens, la fermeté manque cruellement à cet établissement. J’ai assisté à des scènes fantaisistes où les surveillants ne reprenaient pas les élèves qui ne leur parlaient pas correctement. Il y a une différence entre parler comme un jeune et être impoli. Un « wesh Madame » ne passe pas chez moi par exemple. Question de point de vue ou de sensibilité peut-être. Mais en tant que personnels de l’Éducation nationale, il nous revient également de leur montrer les codes. Triste réalité que je suis heureuse de quitter prochainement.

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20 commentaires sur “Secret n° 15

    1. Merci pour tes jolis mots 🙂
      J’espère ne pas trop vous faire ressentir ma frustration et ma colère en revanche… Je garde le sourire dans tout ce marasme et je trouve que je ne le montre pas assez dans mes articles.

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    1. Là où je travaille il y a beaucoup de laxisme en matière de discipline. Même si ce sont de petites erreurs qu’ils font (entrer dans le bureau sans frapper) il faut les reprendre à mon sens. Je n’ai pas d’enfants mais je sais que je ne supporterai pas l’idée qu’ils se comportent comme ça et que personne ne dise rien.

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  1. C’est tellement intéressant de voir un point de vue différent du notre, nous, parents d’élèves, qui ne savons pas ce qui se passe derrière les bureaux ! Et pour répondre à ta question, je ne suis pas sûre que le travail change notre personnalité, mais l’endroit dans lequel nous travaillons, et les personnes qui nous côtoient toute la journée peuvent le faire. Tu parlais de ta compassion pour un père d’élève, moi c’est au travers de mes patients, je lis leur dossier et parfois suis très émue, au bord des larmes de lire tant de souffrance. L’âge y est peut être pour qq chose, je suis devenue plus sensible. Mais les collègues du bureau elles, ainsi que l’ambiance générale, influencent totalement mon comportement, du moins au travail…

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    1. Ton point de vue est très intéressant. Cette question emblématique pour moi depuis 3 ans fera l’objet d’un long article qui je l’espère donnera naissance à un débat. Je choisis pour le moment de ne pas répondre mais mets de côté ton commentaire pour plus tard 🙂
      Merci pour ton soutien 😘

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    1. Merciii beaucoup ! C’est la catégorie d’articles que préfèrent le plus mes lecteurs. J’espère ne pas paraître trop frustrée ou en colère dans mes divers témoignages… Je pense que lorsque je serai capable de prendre du recul, j’incluerai davantage d’ironie dans mes articles.

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  2. Ton article est triste et criant de vérité.

    Je jure, ici et maintenant que si je deviens aigrie et incompétente, que si je n’aime plus mon métier, je me reconvertirai…. Jamais je ne ferai vivre ça à mes collègues, ni a mes élèves.

    Hâte de lire le prochain secret

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    1. J’espère vraiment ne pas être devenue aigrie… Tous les profs ne sont heureusement pas comme ça et je trouve que moi-même ne parle pas assez de ceux qui sont au top. Tu ne seras pas comme ça j’en suis persuadée 🙂

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  3. Encore des secrets que tu nous partages très prenant !

    La dernière fois tu me disais que tu ne mettais pas assez de positif dans tes articles. Je reviens dessus car tu as peur de devenir aigrie si j’ai bien compris … Mais tu nous partages des scènes qui pour toi sont surprenantes. Et c’est pour cela que l’on te lis 😉
    Enfin pas que, mais ta façon de tourner les choses et de les présenter nous donne envie d’en savoir encore un peu plus.

    Sache que tu ne l’es pas, mais que tu es dépassée par toutes ces actions inconcevables dans des écoles. Surtout que malgré tout ce sont les établissements scolaires qui font « en partie » l’éducation de nos enfants. Et malheureusement, parfois les adultes ne sont pas toujours un bon exemple pour les enfants. Mais cela a toujours été comme cela :/

    Soit juste toi même et ne te souci pas du reste 😉
    En attendant, serais-tu capable de nous livrer un prochain secret rempli seulement de positif ?
    Oui, je te mets au défi :p
    Mais je suis sûr que tu en es capable 😉

    Douce journée à toi,
    Lili ❤

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    1. Chère Lili, je te remercie pour ce très gentil commentaire. J’ai effectivement peur de paraître pour quelqu’un de négatif et qui voit tout en noir. Oui, je suis dépassée par les évènements et par le comportement de nombreuses personnes, peut-être parce que je n’ai pas encore la capacité à prendre du recul. Je vous raconterai un secret 200 % positif mais je pense qu’il n’aura rien à voir avec le collège 😀
      Je suis contente que mes écrits vous tiennent en haleine et vous plaisent 🙂

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      1. Bonjour Nina,
        Ne penses surtout pas cela. Personnellement, je ne te vois pas comme quelqu’un de négative 🙂
        Mais plutôt de réaliste et rigolote 🙂
        Hâte de voir cet article alors 🙂
        À très vite,
        Lili ❤

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      2. « Réaliste et rigolote » j’adore !!! 😀
        La réalité est souvent triste… J’ai peur de paraître morose ou blasée du coup. Super si ce n’est pas le cas 🙂

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      3. C’est sûr que s’ils te lisent et se reconnaissent parfois ça peut-être blessant mais en même temps il n’y a que la vérité qui blesse 😉

        Ne te juge pas aussi sévèrement. Fais ce qui te plaît sans penser au jugement des autres. Tu seras plus épanouie 😉

        Cela ne fait pas très longtemps que je réussie à passer outre et je t’assure que cela fait beaucoup de bien 😉

        Belle journée à toi,
        Lili ❤

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  4. Je découvre aujourd’hui cette catégorie d’articles, et je t’avoue être tentée de lire les autres secrets que j’ai loupés.

    C’est très intéressant de lire des anecdotes sur la réalité de la vie des établissements scolaires de l’intérieur. Je t’avoue ne pas avoir pensé que ça puisse se passer comme cela. Malheureusement, il y a toujours des périodes plus ou moins faciles. Console-toi en te disant que c’est bientôt terminé 🙂

    De ma petite expérience professionnelle, je ne pense pas qu’un travail en lui-même puisse altérer notre personnalité. Je pense que c’est plus les personnes que l’on côtoie au quotidien qui peuvent influer sur notre personnalité.
    Je suis une personne qui se tourne de plus en plus vers le positif, et essaie au maximum de prendre du recul et de relativiser. Malheureusement, et c’est le cas aujourd’hui, entendre des personnes se plaindre à longueur de journée, faire des suppositions malsaines sur d’autres collègues, ou épier leurs moindres faits et gestes finit par m’énerver, me tendre et me foutre des crampes d’estomac. Où est passé mon côté positif là-dedans ?

    Bref, il me tarde de lire ton prochain article en tous cas !

    Belle soirée 🙂

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    1. Coucou littlepucette, je suis ravie que mes articles te plaisent. L’idée d’écrire sur mon travail et sur cette frustration est plus un besoin. Ecrire est pour moi un vrai exutoire. Avec le temps mon style et mon point de vue changent et j’ai de plus en plus envie d’écrire sur d’autres choses plus rigolotes.
      Echanger avec les autres est mon deuxième grand objectif dans l’écriture de ce blog et je suis touchée de lire tes commentaires comme le tien. Je me sens soutenue et comprise.
      Concernant ma question sur le changement de personnalité, je te donnerai mon avis pour plus tard, je compile les avis des uns et des autres avant de passer à l’écriture. Je publierai le tout dans les jours à venir 🙂

      Aimé par 1 personne

  5. Heey ! Je viens à mon tour répondre à la question (très philosophique) que tu te poses 🙂

    En fait, de base, tout dépend de la définition que tu donnes au travail. On peut travailler sans être payer pour ça. Exemple, quand je m’occupe de planter des tomates dans mon jardin, c’est du travail, et je ne suis pas payée pour ça. Mais la finalité est que je produis quelque chose, j’ai effectué ce travail pour mon propre usage ou pour le bien commun. Mes tomates pouvant être consommées aussi bien par moi-même que par d’autres personnes. Si c’est le travail en ce sens, non, il n’altère pas la personnalité car, tu produis quelque chose pour ton propre plaisir, soit parce que tes tomates répondrons à ton besoin (manger), soit parce que tu les offriras (il paraît qu’il vaut mieux donner que recevoir). Donc je dirais que cette vision du travail, au contraire, améliore la personnalité.

    En revanche, si c’est le travail au sens de l’emploi, c’est une autre histoire. La conjoncture n’est pas en faveur du bonheur au travail et beaucoup parmi nous sommes obligé.e.s d’exercer un emploi auquel nous ne nous sentions pas destiné.e.s. En somme, si l’on veut pouvoir vivre confortablement en société, il nous faut une rentrée d’argent, qui nécessite parfois, même (trop) souvent de passer sept heures et plus de nos journées dans un endroit où l’on n’aime pas se trouver et qui nous met la boule au ventre. Alors là oui, dans ce cas, le travail peut altérer notre personnalité, parce qu’il n’est pas source de plaisir, mais source de contrainte et de frustration.

    Je résumerais simplement en disant que le bonheur au travail améliore ta personnalité, quand le malheur au travail l’altère. Le tout étant de faire ce que l’on souhaite faire !

    Voilà, j’espère avoir à peu près répondu à ta question ^.^

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